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Des entrepreneurs haïtiens acquièrent de nouvelles compétences pour renforcer des entreprises agroalimentaires à succès

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Des propriétaires et exploitants de petites entreprises agroalimentaires en Haïti affirment qu’ils sont confrontés à de nombreux défis pour commercialiser leurs produits. Il existe une pénurie de matières premières, une pénurie d’équipements sophistiqués, un manque d’emballage adéquat et un accès limité au financement.

Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait une forte demande de la part des entrepreneurs pour participer à ce récent atelier de deux jours sur les principes fondamentaux du lancement et de la gestion d’une entreprise de transformation de produits alimentaires en Haïti. La majorité des 50 entrepreneurs, chercheurs et d’autres professionnels ayant assisté à la formation était des femmes, ce qui reflète le nombre croissant de femmes haïtiennes qui dirigent de petites entreprises évoluant dans l’agroalimentaire.

L’atelier est une initiative du projet Feed the Future Haïti Appui à la Recherche et au Développement Agricole (AREA), un projet dirigé par l’Université de Floride ayant reçu le financement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) visant à aider au renforcement de la capacité des Haïtiens pour réduire l’insécurité alimentaire et améliorer la qualité de vie de la population.

Lemâne Delva, directeur de recherche du projet AREA, a déclaré qu’il était important que les exploitants de petites entreprises de transformation alimentaire haïtiennes améliorent leurs connaissances et leurs compétences pour pouvoir surmonter les nombreux obstacles auxquels ils sont confrontés pour développer leurs activités dans un pays à forte pénurie de ressources.

“L’amélioration de la transformation et du stockage des aliments peut aider à réduire l’insécurité alimentaire en Haïti, créer des emplois et améliorer les moyens de subsistance”, a fait remarquer Monsieur Delva. Il a animé l’atelier avec Antonio Antoine, spécialiste des technologies post-récolte et de la sécurité alimentaire du projet AREA.

Au cours de ces deux jours, les participants ont appris les principes scientifiques liés au traitement et à la conservation de produits alimentaires, la façon de trouver et d’utiliser des informations sur les marchés et les techniques de traitement et de stockage post-récolte.

Nous avons interrogé trois femmes ayant assisté à la formation sur leurs entreprises et les défis auxquels elles sont confrontées. Vous trouverez ci-dessous des extraits de nos conversations.

 

Q: Parlez-nous de Chokokap
Le nom de mon entreprise est Chokokap, spécialisé dans la production de chocolat naturel qui est mieux préparé et mieux présenté que les autres chocolats disponibles sur le marché. Nous fonctionnons depuis janvier 2017, nous achetions du cacao auprès d’agriculteurs locaux et nous l’utilisions comme matière première pour produire le chocolat.

Mikerlange Dorvil, Chokokap

Q: Quels sont les défis auxquels fait face Chokokap?
Le principal défi réside dans la disponibilité de la matière première, car les agriculteurs ont d’autres ONG (organisations non gouvernementales) qui placent des commandes de cacao avant même la période de récolte, ce qui nous empêche de produire notre chocolat afin d’approvisionner nos clients à temps.

Q: Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à ces deux jours d’atelier sur la transformation de produits alimentaires?
Comme nous sommes une petite entreprise, nous avons besoin de plus d’équipements pour produire plus. Le libellé de la formation a attiré mon attention. Il est important de former notre personnel. Je pense que les différents sujets abordés par les facilitateurs seront utiles à notre personnel, tels que le plan marketing, plan d’affaires, l’emballage, le nettoyage et bien d’autres choses que nous dupliquerons à l’intention de notre personnel. Nous comptons sur l’aide des facilitateurs pour continuer à nous aider si nous avons besoin d’éclaircissements.

Lyne Alexandre, propriétaire de Pocona; elle dirige également une fondation dénommée Jèn Mapou, dont la mission est de promouvoir l’émergence de jeunes leaders

Q: Parlez-nous un peu de Pocona.
R: Pocona est une entreprise de production de confiseries impliquée dans la transformation du manioc afin de créer un produit appelé «Sandwich royal ». Nous exerçons nos activités depuis trois ans dans le nord-est d’Haïti. Notre objectif est de pouvoir vendre ce produit non seulement en Haïti, mais également dans d’autres pays. C’est pour nous un moyen d’exporter une partie de la culture haïtienne vers d’autres peuples.

Q: Quels sont les défis auxquels fait face votre entreprise?
R: Notre plus gros défi est la difficulté d’obtenir des équipements de transformation appropriés qui aidera Pocona à opérer au niveau industriel.

Q: Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à ces deux jours d’atelier sur la transformation de produits alimentaires?
R: En tant que chef d’entreprise évoluant dans le secteur de la transformation des aliments, il est très important d’assister à une telle formation. L’emballage est le sujet qui a le plus attiré mon attention. Les informations reçues nous aideront à prendre des décisions concernant la présentation de nos produits en termes de recettes et d’emballage. Nous avons beaucoup appris et nous espérons dupliquer cette formation aux autres membres du personnel.

Anne-Marie Eloi, owner of Nar-izi-fwi

Q: Parlez-nous de Nar-izi-fwi?
R: Nous fonctionnons depuis 2016. Nar-izi-fwi est impliqué dans la transformation de fruits tels que mangues, ananas, bananes et autres afin de créer de la nourriture pour bébés et enfants.

Q: Quels sont les défis auxquels fait face votre entreprise?
R: Notre principal problème est le financement et l’emballage car le taux d’intérêt est très élevé et les emballages que nous utilisons sont importés de Chine.

Q: Qu’est-ce qui vous a motivé à assister à cette formation de deux jours sur la transformation des aliments?
R: Il est très important de recevoir plus de formation, ce qui aidera l’entreprise à se développer et à résoudre les problèmes techniques auxquels nous pourrions être confrontés. Nous allons utiliser d’autres méthodes de préparation, de nouvelles recettes, d’autres mesures d’hygiène. C’est quelque chose de nouveau que je ne savais pas auparavant. Mon attente est de recevoir des visites des formateurs afin qu’ils puissent critiquer ce que nous faisons pour mieux faire les choses. Nous aimerions recevoir leur aide afin de répondre aux exigences du Ministère du commerce.

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